Posts Tagged ‘détective privé’

Britten et Associé

19 octobre 2013

Britten cv

La jeune britannique Hannah Berry offre avec Britten et associé (en v.o., Britten & Brülightly) un premier album impressionnant.

Ambiance, cadrage, texte, graphisme sont au rendez-vous pour faire de ce «one-shot» un récit aussi flegmatique que prenant.

Fernandez Britten est un «privé» comme sait en susciter l’Angleterre brumeuse des années 40 où il faut survivre à coup de filatures pour adultères. Pas étonnant donc que notre détective, comme tous ses congénères littéraires, n’ait pas la moral… jusqu’à passer son temps à converser avec son meilleur ami, Stewart Brülightly, qui n’est autre qu’un sachet de thé ! Ah la fameuse cup of tea ! Mais grâce à Charlotte Maughton, la fille d’un gros éditeur, voici Britten sur la piste d‘un fiancé suicidé…

Jouant habillement avec les crayonnés et les niveaux de gris au pastel, l’atmosphère accompagne l’opacité du récit qui se conquière et se mérite comme dans les bons romans policiers. 104 pages donc en faux noir et blanc, qui vous entraineront dans les filets d’un excellent polar.

Les puristes achopperont sur des lourdeurs de traductions… mais vue celle (la lourdeur) de mon accent anglais… je ne jetterai pas la first stone…

Britten et Associé d’Hannah Berry, édité chez Casterman, Collection «Univers d’auteurs» en juin 2009, 104 pages

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Britten p 59

Sept balles pour Oxford (T. 6)

26 janvier 2010

Série atypique mais attachante.

En avril 2003, cette deuxième série à inaugurer la nouvelle Collection « Polyptyque » de Lombard, nous faisait débouler dans le monde inattendu d’Oxford, un vieux détective privé que ses 70 ans n’arrivent pas à mettre à la retraite. Pourtant ce ne sont pas les problèmes de santé qui manquent, les siens et ceux de son entourgae, ni une situation familiale complexe, notamment avec son fils flic qui n’apprécie guère les initatives sur le retour de son père !

Le personnage a beaucoup de substance, par son caractère, par son refus de veillir, par son regard sur le monde, par ses « histoires » familiales. L’enquète est souvent un prétexte de second plan… même si ce ne sont pas les intrigues ni les rebondissements inattendus qui vont manquer au fil des albums !

Sept balles pour Oxford (sept volumes pour les 7 balles qui lui restent dans son revolver… qui, une fois qu’elles seront utilisées, sonneront le gong de sa retraite définitive… Oxford l’a promis à sa femme !) est donc avannt tout une belle série d’atmosphère, d’ambiance et non une série palpitante ou d’actions pétaradantes. Mais l’humour décalé des situations, l’étrange monologue de ce détective avec son vieil ami, Sunny G., grabataire et tétraplégique dans un hospice, la façon de revisiter les anciennes manières du milieu rendent ce récit très attachant.

Le dessin, maladroit au début, s’est affiné, esthétisé. Son trait à la cerpette va bien avec l’appréhension du monde par Oxford.

Merci à ce trio d’auteurs latins (Argentin, Brésilien et Espagnol) de nous offrir ainsi une série à l’atmosphère aussi originale et aussi atypique !

Sept balles pour Oxford (T. 1 à 6) (D : Marcello Quintanilha; S : Jorge Zentner, Montecarlo) éditée chez Le Lombard, Collection « Polyptyque » d’avril 2003 à décembre 2009

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