Posts Tagged ‘David B’

L’Ascension du Haut mal

16 avril 2014

Quand le dessin rend une autobiographie universelle !

Il faudra en tout 6 tomes à David B pour raconter l’histoire de cette maladie qui entraîne son frère Jean Christophe et toute sa famille.

C’est à la fois la société des années 70 qui se dévoile avec sa macrobiotique, ses utopies communautaires, son anthroposophie… et en même temps toute l’intimité d’un enfant qui cherche à grandir et qui trouve dans le dessin sa voie pour survivre et vivre.

Car l’épilepsie (le Haut Mal en vieux français) met au banc de la société toute cette famille, les offre en proie aux gourous et aux charlatans jusqu’aux déchirements, aux plus grandes trahisons. David B en tire des planches époustouflantes d’exploration intérieure, tour à tour symbolistes, expressionnistes, minutieuses, factuelles. A travers ses réactions, l’ambivalence de ses sentiments vis-à-vis de son frère, David B livre à son lecteur éberlué, intimidé, tout ce qui va nourrir son univers intérieur d’aventure, d’ésotérisme et de fantastique.

Qui a dit que l’autobiographie était narcissique ?

Un grand chef d’œuvre de la Bande Dessinée à parcourir dans son entier. Personne n’en sort indemne tant chacun peut se sentir atteint au plus profond de son être, entre culpabilité et colère, entre sidération et émerveillement !

L’Ascension du Haut mal, de David B en 6 tomes chez L’Association, Collection « Esperluette », de novembre 1995 à octobre 2003

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La lecture des ruines

3 mars 2014

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En 1917, Jan Van Meer, agent des services secrets alliés et folkloriste intéressé par les superstitions liées à la guerre, parcourt l’Europe à la recherche de l’ingénieur Hellequin.

Inventeur du canon à rêves et autres armes futuristes celui-ci a disparu. Pendant ce temps, l’insaisissable ingénieur met au point un système de lecture des ruines, persuadé que l’esprit de la guerre nous envoie ainsi des messages.

Tout au long de sa quête Jan Van Meer va rencontrer la violence sous différentes formes : violence de la guerre, violence de la pègre des bas-fonds londoniens, violence des trahisons… Mais au coeur de ce déchaînement une histoire d’amour va naître. La vie dans sa fragilité extrême arrivera-t-elle à être plus forte que la mort omniprésente ?

Le dessin élégant et sobre de David B. sert à merveille cette histoire. La couleur, utilisée pour la première fois dans un de ses albums, accentue le côté sombre de la guerre et donne comme une densité supplémentaire aux dessins.

On peut aimer cet album pour son imagination délirante, pour son style graphique, pour son approche de la Grande guerre et pour… ce que vous y découvrirez personnellement.

La lecture des ruines de David B. chez Dupuis, Collection « Aire libre », novembre 2001, 80 pages

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Une lecture envoyée par Igor. Merci de sa fidélité !

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Le capitaine écarlate

5 janvier 2014

Un bateau pirate à Paris, mais pas sur la Seine, un équipage d’épiciers mais à tête de canailles, un conteur trop curieux à la recherche de sa bien-aimée, un policier rêvant des beaux quartiers et le capitaine Ecarlate, maître des tempêtes et du vent, voilà l’univers dans lequel nous entraîne David B et Emmanuel Guibert.

A chaque page rebondissements ou surprises nous attendent dans ce monde imaginaire avec des personnages attachants car habités par le désir d’échapper à la monotonie du quotidien. Simple évasion, merveilles de l’imagination, ambiance Paris XIX° siècle, interrogation autour de la fatalité et de l’espoir : à vous de choisir votre aventure.

Le dessin avec son trait un peu épais, parfaitement adapté à l’histoire, nous laisse dans une ambiance brumeuse, celle du rêve et celle de l’océan.

Un dossier à la fin de l’album revient sur la genèse de l’oeuvre et nous donne en prime la nouvelle complète que Marcel, notre conteur, raconte dans l’album : le roi au masque d’or.

Le capitaine écarlate, de Emmanuel Guibert et David B., Aire Libre, Dupuis, avril 2000, 72 pages

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Merci encore Igor pour cette nouvelle note de lecture !

Par les chemins noirs (T. 1 à 2)

19 novembre 2013

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Mêlant réalité et fiction, David B. continue de plonger ses lecteurs dans cette période de folie où, après la guerre de 14-18, tout est possible !

En s’appuyant sur la tentative utopique et politique de Gabriele d’Annunzio, à Fiume en 1919, l’auteur explore avec effervescence les chemins de traverses qui s’offrent alors à l’homme, mélangeant occultisme, banditisme, littérature et assassinat.

Dans ce deuxième tome, nous sommes le lendemain de la rencontre entre Lauriano le secrétaire du secrétaire de Gabriele d’Annunzio et la belle chanteuse Mina Linda, comme nous le racontait « Les Prologues ». La chasse au fantôme va maintenant l’entraîner dans de dangereuses aventures !

Le dessin de David B. trouve dans cette série tout son déploiement ! Ses planches sont l’expression même de l’exploration artistique et onirique qu’il racaonte, saturant parfois les pages ou s’immisçant avec poésie dans les relations qui se dévoilent. Du grand guignol cocasse et lugubre à la fois qui trouve dans ses inventions le bouillonnement outrancier de la folle histoire !

Du très garnd David B. ! Et quel bel hommage au mouvement dada !

Par les chemins noirs (T.2 « les fantômes ») de David B. chez Futuropolis, décembre 2008

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Terre de Feu (T.1)

1 mai 2008

Le western version David B !

Le vent, l’obscurité des ambiances, le mystère qui rode aux alentours, l’étrangeté des personnages décalés ont trouvé leur densité sous le crayon d’Hugues Micol. Du noir, du blanc, un peu de gris, parfois du marron, la Terre de Feu nous convie à une aventure insolite de tueurs d’indiens englués dans une aventure qui les dépasse.

Deux Lords rassemblés en un manoir crépusculaire accueillent deux sœurs spirites alors qu’une équipe de gâchettes désœuvrées des quartiers riches de Santiago du Chili vient prendre la relève des tueurs d’indiens décimés par l’insaisissable Archer Rouge…

L’action est crépusculaire. Les hommes sont comme ces icebergs qui luttent et s’entrechoquent au cœur du détroit…

Terre de Feu, T.1 : « L’archer Rouge », (D : Hugues Micol, S : David B) Futuropolis, Avril 2008, 68 pages

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