Mourir, partir, revenir, le jeu des hirondelles

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Chronique d’une journée de 1984 passée à attendre le retour de ses parents dans l’entrée d’un appartement sur la ligne de démarcation à Beyrouth Est en pleine guerre…

Cette guerre a déjà six ans lorsque Zeina Abirached nait au Liban, sur cette ligne verte qui sépare les quartiers Est et Ouest. Elle nous raconte une vie entre conteneurs et sacs de sable, où les habitants d’un immeuble se retrouvent dans une pièce minuscule couverte d’une tenture géante pour vivre, pour survivre, avec le bruit des obus qui partent et qui tombent, la tonalité capricieuse du téléphone, le souvenir de la vie d’avant, le rêve ou le refus d’un départ.

Le graphisme en noir et blanc, tout en rondeur faussement naïve, pourrait faire penser, à premier regard, à celui de Marjane Satrapi dans Persépolis. C’est en effet le même enjeu autobiographique d’une jeune femme qui raconte…  Mais, la comparaison s’arrête là : le huit clos dans l’immeuble impose ici un autre rythme, comme une lenteur palpable qui induit une sobriété, un statisme, en une géométrie de ronds et de carrés remarquable.

C’est une intimité qui nous accueille le temps d’une nuit.

Mourir, partir, revenir, le jeu des hirondelles de Zeina Abirached, Ed Cambourakis, Octobre 2007, 186 pages 24cm x 16cm

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